La langue de Molière résonne au festival Bach

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En clôturant le festival Bach de South Huron, le dimanche 16 juillet lors du concert-gala à Exeter, la chorale Massed Choir a apporté sa touche bilingue aux célébrations du 150e anniversaire du Canada.

Sous la direction artistique de Gerald Fagan, 170 musiciens de l’Orchestre symphonique du festival ont accompagné les choristes pour une représentation magistrale, intitulée Our Home And Native Land.

Issus de trois formations différentes, les choristes ont chanté les œuvres de Jeff Smallman (Hensall), Matthew Emery (London), Stéphanie Martin (Toronto) et Elise LeTourneau (Ottawa), spécialement composées pour l’occasion et écrites dans les deux langues officielles du Canada et une dans la langue des Premières Nations.

La chorale South Huron Community Choir comptait dans ses rangs une francophone très active.

Devant près de 400 spectateurs,  Claudette Léger a apprécié interpréter « des œuvres modernes et d’une subtilité contemporaine. Nous avons offert un excellent concert incluant six chants, dont les compositions étaient canadiennes, bilingues et en version totalement française chantée par trois solistes dont la traditionnelle Ah, si mon moine voulait danser.  Ce chant folklorique traditionnel interprété par la soprano Leslie Fagan a bien couronné le Festival Bach et les célébrations du 150e anniversaire du Canada.

« C’est vraiment un privilège d’être accompagnée de musiciens calibrés de l’Orchestre du Festival et d’un éventail d’artistes-solistes qui nous offrent un spectacle de qualité et de choristes férus de musique autant dans une chorale que dans l’autre et de notre Maestro qui réussit toujours à façonner nos voix du bout de sa baguette », confie-t-telle.

Mme Léger a eu le plaisir d’assister à la plupart des concerts dont ceux du baryton John Avey et de Lara St-John accompagnée au piano par le compositeur Matt Herskowitz. « Il est né à New York mais a habité au Québec pendant des années, raconte-t-elle. Il parle français ce qui m’a fait doublement plaisir. Ils ont présenté une pièce appelée Adanaco anagramme de O’Canada d’où la musique canadienne émergeait à travers les âges sur un écran à l’aide de diapositives synchronisées avec violon et piano. Il y avait une alchimie entre deux artistes qui faisait que lorsqu’ils jouaient de leur instrument, ils se répondaient simultanément. C’était incroyable ».

Les spectateurs se sont donné rendez-vous l’année prochaine pour un nouveau florilège de musique classique.

PHOTO: Choristes et musiciens entourent le ténor-choriste et organisateur du Festival Bach, Friedhelm Hoffmann.