Un nouvel été et une nouvelle pièce pour le camp de théâtre du CCRL

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Pour une deuxième année consécutive, le Centre communautaire régional de London (CCRL) offre un camp d’été sur la thématique du théâtre. En un mois, les participants – des jeunes de la 6e à la 8e année – créeront une pièce « de A à Z », une démarche qui culminera par la présentation de l’oeuvre devant public. Pour ce faire, ils ne sont pas seuls : une équipe d’animateurs dynamiques les guident dans leur apprentissage de cet art séculaire.

Le principal responsable sur les lieux est Jamy Sousa, éducateur à l’École secondaire catholique Monseigneur-Bruyère. Il est accompagné dans ses tâches par trois adolescents, eux-aussi passionnés de théâtre, dont Daussy Ntirwihisha, qui n’en est pas à ses premières armes en la matière : « C’est ma deuxième année. L’an passé, c’était tellement amusant, c’était un grand plaisir de faire une pièce avec les élèves ».

Cet élève de Monseigneur-Bruyère a retrouvé une condisciple au sein de l’équipe de moniteurs : « Mon enseignant de théâtre m’a poussée à m’impliquer, raconte Kessy Bellot. Je fais du théâtre depuis longtemps. Je fais aussi de l’impro. C’est inspirant de voir les participants commencer à faire du théâtre et de les aider à atteindre un plus haut niveau. »

Loïs Mang-Benza, de l’École secondaire Gabriel-Dumont, complète la galerie des organisateurs du camp, une occasion pour elle de faire un stage lié à sa Majeure Haute Spécialisation : « Puisque j’aime le théâtre, j’ai pensé que ce pourrait être une bonne expérience de travail avec les jeunes et que je pourrais aussi apprendre d’autres techniques de théâtre. »

Tant les moniteurs que les participants ont fort à faire au cours de ce camp : conceptualisation d’une pièce, écriture des dialogues, élaboration de la mise en scène, fabrication des décors et des costumes, etc. Mais au fait, en quoi consiste l’histoire qui sera livrée au public? « C’est le vécu d’un banc qui vient de la Lune, explique Jamy Sousa. Le banc est dans un parc, à travers les époques, et parle de ce qui se passe autour de lui. » Un récit surréel et poétique donc, qui enchaînera les saynètes et qui nécessitera qu’un des comédiens demeure en retrait et prête sa voix au banc, narrateur et commentateur des événements, alors que d’autres personnages vivront leurs aventures à proximité.

Selon M. Sousa, le plus grand défi pour les participants réside dans la mémorisation des dialogues. Répéter une pièce dans un gymnase alors que le spectacle doit avoir lieu sur scène nécessite également une adaptation. Néanmoins, tous sont confiants que la représentation sera un succès.

C’est le 9 août prochain, à 19 h, que la pièce sera présentée au Wolf Performance Hall. Le spectacle clôturera ce camp d’été hors de l’ordinaire qui contribue à initier les jeunes aux arts de la scène.

 

PHOTO : Quelques participants répètent une scène d’action.